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| Exploitation de film en classe : bien des avantages… | |
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En
revanche l’écriture filmique —quand l’œuvre est suffisamment riche
et complexe— permet une étude des techniques littéraires dans un temps
beaucoup plus court.
En
premier lieu l’intrigue, séquence par séquence, dans sa linéarité
(ou sa non-linéarité) peut être examinée en détail, ce qui donne aux
étudiants la possibilité de décrire des scènes, interaction des
personnages, mouvements de caméra, du détail à l’organisation
d’ensemble pour finalement déboucher sur le sens.
Ensuite
il y a les thèmes (ex., La figure christique dans Blade Runner), que le
professeur peut identifier et offrir à la réflexion des étudiants, à
charge pour eux d’en repérer les fils conducteurs dans le film, et
d’en instruire les apports respectifs au sens général.
Autre
cible d’investigation, peu exploitée, la profondeur culturelle. Tous
les films, à des degrés divers, sont des produits d’une certaine
civilisation à un moment donné dans une société donnée, en sorte
qu’il n’est pas de détail qui soit accidentel, il y a toujours référence
à des connaissances spécifiques, partagées par tous dans la culture qui
a produit cette œuvre, et cela aussi crée du sens.
Ainsi
en travaillant sur un film on met en œuvre une recherche sur trois
terrains majeurs de la culture ciblée : la langue de la narration,
la création littéraire et le substrat culturel. En outre, on crée pour
les étudiants une occasion motivante de produire des commentaires
complexes dans la langue-cible. Bien
entendu le principe n’est pas de passer deux heures de cours à regarder
un film, mais de sélectionner une séquence-clé sur laquelle la classe
va œuvrer. Ceci permet de collectivement mettre en place les stratégies
que les étudiants transféreront ensuite à un travail en groupe de deux
ou trois, chaque groupe composant sa propre contribution fondée sur la séquence
ou le thème qu’ils auront choisi d’exploiter. |
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